Interviews de 4 étudiants en stage à l’Institut Polytechnique de Pontianak en Indonésie

Anthony, Nicolas, Édouard et Diego, 4 étudiants en 2ème année de DUT MMI vivent actuellement dans le quartier de Dempo en Indonésie.

Dans le cadre de leur formation, ils se sont installés là-bas depuis mars, pour y faire leur stage à l’Institut Polytechnique de Pontianak, la capitale de la province indonésienne de Kalimantan occidental.

Des changements de mode de vie avec la France ? « Oui effectivement nous avons dû apprendre à nous passer d’eau chaude pour nous laver, de l’eau courante, rouler à gauche et d’autres petites bricoles qui faisaient partie de notre quotidien français…

Ici par exemple, si vous comptez boire un café le matin avec des croissants, vous devrez les substituer une assiette de nouilles par du soja et du poulet !

L’appétit vient en mangeant, alors quoi de mieux qu’un « vrai » repas dès le matin pour se mettre en route vers POLNEP  (Politeknik Negeri Pontianak) ? »

Ainsi, commence leurs journées : les étudiants se rendent dans leur salle attribuée pour travailler en autonomie dès 8 h.

Dans celle-ci, aléas de la vie courante, la connexion internet n’est pas excellente, cela donne du fil à retordre à Anthony qui s’occupe de faire le site Internet du prochain évènement Infert 2018, dont notre mission est de le mettre en place.

  • Diego s’occupe de l’identité graphique de l’évènement, il a créé avec moi-même la charte graphique et le logo et il s’occupe maintenant de les utiliser sur d’autres supports !
  • Nicolas est davantage concentré sur la partie vidéo : à partir du logo, il en a fait un motion design et s’est occupé de monter les vidéos de l’an dernier !
  • Pour ma part, j’interviens plus dans la partie gestion de projet, j’ai créé le planning prévisionnel des tâches, et celui des différents tournages que nous allons devoir faire pour illustrer le tourisme dans la ville de Pontianak !
  • Édouard use de sa passion pour créer des musiques pour le sound-design des vidéos, et du motion-design. Il aide également Anthony avec Diego à faire le design du site.

Et moi j’aide Nicolas pour tourner et trouver les différentes places touristiques de Pontianak !

Nous travaillons finalement tous en collaboration.

 

Nous allons manger tous les midis à 11 h 30 à la cantine.

En effet, nous sommes libérés à cette heure-là : il y a beaucoup de musulmans et cela leur permet d’aller prier.

Les repas y sont bons, toujours accompagnés de riz (of course) et d’un thé glacé, mais le fromage, le vin et le pain nous manquent beaucoup !

 

Savez-vous d’ailleurs que les pontianaks sont des femmes mortes durant l’accouchement et qui cherchent à se venger en terrorisant les villages ?

Le terme est une contraction de l’expression indonésienne « perempuan mati beranak » qui signifie « celle qui est morte en couche ».

La ville est ainsi nommée car la créature passait pour y hanter les lieux et les premiers habitants.

D’après les Indonésiens, Pontianak n’est pas très touristique.

Les gens de Jakarta nous ont d’ailleurs rigolé au nez lorsque nous leur avons dit que nous allions à l’aéroport de Pontianak !

Nous avons tout de même trouvé de très belles choses à voir, comme aller à l’équateur monument ! C’est le monument de la ville qu’il ne faut pas rater ! Il marque le passage de l’équateur sur la ville, ainsi à cet endroit, au mois de septembre, vous êtes debout sur votre ombre !

Nous avons également visité « Aloe vera parc center », un parc de production naturelle d’aloe vera.

 

Les Indonésiens s’en servent pour faire le lidah boyah : la boisson originelle de Pontianak et des cosmétiques…

Il y a pleins de choses agréables à faire sous les 33 degrés (en moyenne) de Pontianak, comme faire du canoé sur Kapuas River, faire de longues marches et tendre la main pour attraper une banane…

 

C’est paradoxal de voir que le revenu mensuel des Indonésiens est pour beaucoup d’entre eux très peu élevé, et qu’ils sont très « branchés » sur les réseaux sociaux ! Beaucoup d’entre eux ont un Iphone, de plus on trouve facilement des mobiles stores un petit partout !

 

Je suis sûr qu’il nous reste encore plein d’autres choses à découvrir sur ce magnifique pays où l’on y respire la bonne humeur !

Le week-end prochain, nous allons aller à Lemukutan Ireland, une petite île paradisiaque où nous pourrons nager dans l’océan !

Nous avons également pour idée de partir à Bali après notre stage ! »

 

Que de beaux projets ! À bientôt pour votre retour en France.

 

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Faire mon stage de fin d’études en Indonésie est pour moi une grande opportunité. J’ai découvert une nouvelle culture et appris à travailler avec des conditions différentes : chaleur, moyens techniques différents…

De nombreuses différences existent avec la France.

Notre stage nous permet de mettre en pratique les connaissances acquises lors de nos deux années en MMI, tout en apprenant à travailler en groupe en répartissant son temps grâce aux plannings que nous réalisons.

Notre séjour se passe très bien, car les Indonésiens savent recevoir et sont vraiment accueillants avec toujours la main sur le cœur dans toutes les actions qu’ils entreprennent. Il existe une réelle cohésion entre les différentes religions présentes dans le pays et ils vivent en sérénité en s’entraidant les uns les autres.

Ma passion pour le skateboard m’a permis de rencontrer un autre cercle que les étudiants de l’université où nous passons notre stage. Cela m’a permis de me plonger encore plus dans la vie locale de cette ville.

Ce voyage est pour moi une excellente expérience de vie. En rentrant en Europe, je verrai certainement la vie d’un autre œil, et je pense ne rien regretter.

Édouard


« Le voyage en tant que tel est formateur : découvrir une nouvelle culture et de nouvelles personnes est toujours exaltant. L’accueil qui nous a été réservé a été exemplaire. De plus, notre mission de stage correspond tout à fait à ce que l’on a appris à faire en DUT MMI.

Pour ma part, je m’occupe de la conception du site internet de l’évènement.

À côté de ça, toute une autre palette d’activités s’offre à nous, que ce soit sportif, culturel, humanitaire…

La ville est plutôt grande et il y a de quoi faire ! Ce qui nous a tous un peu surpris après quelques conversations, c’est que toutes les religions vivent en cohésion les unes avec les autres. Dans le groupe d’amis qui nous a accueillis, il y a de tout et tout le monde est sur le même pied d’égalité. Tout le monde partage ses différences et celles-ci sont accueillies chaleureusement. Il n’est pas rare de voir une mosquée, à côté d’une église, et d’un temple bouddhiste.

Il y a aussi beaucoup de sourires et de curiosité à notre égard, ce qui facilite les rencontres.

Tout se passe donc pour le mieux ! »

Anthony


« Avant de partir pour l’Indonésie, la préparation du visa a été très difficile à obtenir. Le personnel de l’ambassade n’était pas très coopératif avec un accueil plutôt froid. Heureusement que l’administration au sein de l’IUT de Saint-Dié nous a fort bien aidés jusqu’au bout.

Le périple commence à l’aéroport de Francfort, avec la compagnie Emirates Airlines, pour ma part. Le vol à destination de Jakarta avait une escale à Dubaï de 12 h. J’ai donc pu visiter en métro le Burj Khalifa ainsi que les malls (centres commerciaux) aux alentours.

Le soir même départ pour Jakarta, où m’attendaient mes camarades.

Arrivé à Jakarta, la chaleur humide pesait dès la sortie de l’avion. Je devais prendre un autre avion pour partir sur l’île de Bornéo et pour enfin découvrir Pontianak, ville dans laquelle nous allions effectuer notre stage.

Le bel accueil, le respect et le partage sont les valeurs que les Indonésiens ont dans la peau. Cela me rappelle fortement la Polynésie Française d’où je suis originaire. Je trouve qu’en métropole cela est très différent. Ils n’ont peut-être pas tous le confort que l’on a en France, mais au moins ils ont cette richesse du cœur, cette joie de vivre et ces sourires qui ensoleillent nos journées.

Avec peu d’argent ici, il est possible de passer un bon séjour, autant pour la nourriture que pour les sorties. Il suffit d’un rien pour être heureux.

À part le fait que ce sont des îliens et qu’ils prennent tout le temps qu’ils veulent, ce sont des personnes exceptionnelles, accueillantes, souriantes et respectueuses.

C’est une société cosmopolite où vivent en harmonie toutes religions confondues, que ce soit des musulmans, des chrétiens ou encore des bouddhistes.

C’est un bel exemple à suivre… »

Diego Teatiu


« Ce voyage en Indonésie est pour moi une expérience vraiment unique. D’un côté, le dépaysement est total, la culture, les lieux, le langage… Mais en même temps, il est très agréable de rencontrer des étudiants indonésiens et de se rendre compte, après quelques discussions, que ces derniers ont des centres d’intérêt et des ambitions similaires aux nôtres.

Les gens ici sont très ouverts d’esprit et la plupart des étudiants maîtrisent l’anglais.

Le stage consiste à réaliser un projet de communication pour un évènement qui a lieu tous les deux ans à POLNEP. Nous sommes 5 étudiants de MMI et notre mission est d’élaborer tous les supports de la communication externe pour ce projet international.

Infographie, web, audiovisuel… Tous les domaines étudiés en MMI, pendant les deux années passées, sont mis en pratique pour ce projet.

Le stage n’est qu’une partie du séjour, car nous avons également visité les environs. Les coffee shops sur pilotis, sur les rives de la rivière Kapuas, la grande mosquée, les plages de sable clair de Singkawang, le monument le plus marquant : l’emplacement de l’équateur…

L’Indonésie est un pays d’une grande richesse, et je pense qu’à l’issue de ce voyage, j’aurais acquis des choses aussi bien personnelles que professionnelles. »

Nicolas Gastaud


 

Les légendes vosgiennes s’invitent dans les cartes – Vosges Matin mercredi 29 mars 2017

Gare à la bête, le jeu de cartes 100 % vosgien

Dans le cadre de leur projet tutoré de deuxième année, cinq étudiants de l’IUT ont mis au point un jeu de cartes autour des mythes et légendes vosgiens, de quoi se replonger dans le passé tout en s’amusant.

 

Louis Duchene, Quentin Mores, Théo Babel, Marina Xemaire et Cédric Markus, tous étudiants en deuxième année de DUT métiers du multimédia et de l’internet (MMI) à l’IUT de Saint-Dié ont eu un an pour mener à bien un projet tutoré.
Film, bande dessinée… Les cinqé lèves avaient le choix mais ils ont décidé de miser sur un jeu de cartes autour des mythes et légendes vosgiens…
« Parmi les idées de projets proposées par les professeurs, il y avait un jeu de plateau, au départ, nous sommes partis là-dessus, mais en testant, on s’est rendu compte que ce n’était pas terrible. »

En quête d’idées, les cinq étudiants se rendent à la ludothèque.
« Théo a amené un jeu de western « Bang », dans lequel il fallait tuer ses ennemis, ça nous a plu, nous avons donc décidé d’en reprendre la mécanique. C’est compliqué de faire quelque chose d’équilibré et de pas trop ennuyant », raconte Marina Xemaire. « Les cartes donnent un aspect plus réel, elles permettent
de s’identifier aux personnages. Ça ne demande pas beaucoup d’installation et c’est similaire à un jeu de rôle car chaque joueur incarne un personnage », complète Théo Babel.
La petite troupe étant en majorité d’origine vosgienne, les élèves ont choisi leur territoire comme univers. « On s’est rendu compte que les mythes et légendes des Vosges étaient un peu oubliés et on cherchait quelque chose d’original, un sujet qui attire la curiosité », souligne Quentin Mores.

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Mettre en pratique les connaissances acquises

Audrey Bichet, 34 ans, enseignante en graphisme à l’IUT accompagne le groupe dans son projet tutoré au côté de Mathias Clavelin.

Qu’est-ce qu’un projet tutoré ?

Les étudiants en DUT ont un ou plusieurs projets tutorés. C’est un projet qui se fait par groupes de 3 à 6 élèves et permet de mettre en pratique les connaissances acquises. En métiers du multimédia et de l’internet (MMI) nous mettons en place un seul projet qui commence à la fin du second semestre. Chaque groupe, 11 cette année pour 49 élèves au total, est encadré par deux tuteurs.

Quelles sont les réalisations des étudiants ?

Événementiel, application, site internet, jeu de société, web série…
les réalisations sont très variables. Les élèves ont à disposition une liste de projets parmi lesquels ils peuvent choisir si besoin. Il y a toujours un aspect communication et gestion de projet important. À la fin de la première année, un premier point est effectué qui permet de valider le projet pour l’année suivante.

Comment sont-ils notés ?

Hier, les groupes ont soutenu leur projet devant un jury de 5 professeurs.
Il y a cinq minutes de présentation par étudiant et 20 minutes de questions-réponses. Les premières années peuvent assister à ces soutenances.
Les étudiants sont ensuite notés sur le rapport qui présente leur projet, la soutenance et l’aboutissement du projet. La note compte pour un tiers de la note finale du 4e semestre.

(…) lire la suite presseiutsd-vm-290317

Projections de films réalisés à l’IUT – Vosges Matin – mardi 7 mars 2017

Une dizaine de reportages aux sujets divers et variés, réalisés par les étudiants MMI et de licence ATC option TeCAMTV durant les quatre dernières années, ont été projetés à L’Excelsior.

Écriture de scénario, tournage, montage, lumière, son, image, les étudiants créent leurs projets audiovisuels de A à Z et doivent maîtriser toute la chaîne.

 

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Skald, une BD interactive créée à l’IUT – Vosges Matin – jeudi 2 mars 2017

Cinq étudiants de l’IUT réalisent actuellement une bande dessinée interactive intitulée Skald. Ils seront présents les 4 et 5 mars à la Senyu à Épinal pour une présentation, en avant-première.

Cinq étudiants, en 2e année de DUT Métiers du Multimédia et Internet réalisent une bande dessinée interactive intitulée Skald dans le cadre de leur projet tuteuré.
C’est une bande dessinée interactive sur le Web, le lecteur fait des choix qui ont un impact sur le déroulement de l’histoire. Leur objectif est de faire vivre une expérience unique à leurs lecteurs qui deviennent des personnages à part entière. La BD contient des parties vidéo qui viennent enrichir l’histoire.

Cette création leur permet de toucher tous les domaines vus en cours : le Web, le graphisme, l’audiovisuel et la communication.

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