Interview de Simon Varnusson étudiant en Licence Professionnelle TAM en stage au Québec

« Je m’appelle Simon Varnusson et je suis actuellement en Licence professionnelle parcours activités de montagne à l’IUT de Saint-Dié et au Lycée la Haie Griselle à Gérardmer.

Les étudiants de cet IUT ont la chance de pouvoir effectuer un séjour d’études ainsi qu’une période de stage au Québec. Moi-même ainsi que d’autres étudiants de ma promotion ont décidé de saisir cette opportunité.

Après avoir obtenu tous les papiers demandés, nous nous sommes envolés en direction de Montréal avec mon camarade Paul Claude. Ensuite 11h de bus ont été nécessaires pour arriver à Matane. Nous avons rejoint Marianne et Elisa qui sont deux autres camarades de notre promotion.

La première semaine a été dédiée à une étude sur le tourisme local, ensuite nous avons pu rejoindre la classe de Techniques de Tourismes (11 étudiants + 2 en visioconférence sur internet).

Au cours de ces 2 mois d’études intenses nous avons travaillé en groupe de 3 ou 4 personnes sur un projet commun. Celui-ci était de créer un catalogue d’informations sur une route touristique. Le but était de recenser les principales activités touristiques le long de cette route. Au bout de 2 mois, nous l’avons présenté devant les acteurs du tourisme du coin.

Nous avons travaillé en groupe, et nous avons eu un gros avantage : la disponibilité des professeurs dans les Vosges. Nous avons pu les contacter à tout moment et à chaque fois nous avons eu une réponse rapide. Cela a favorisé un excellent échange et une meilleure compréhension.

La vie au Québec est différente de celle de la France. Durant les deux mois j’ai logé dans une chambre du Cégep avec mon camarade. L’alimentation est la vraie préoccupation,  la qualité n’est pas la même qu’en France, il a fallu s’adapter. L’avantage c’est la valeur de l’Euro par rapport au Dollars Canadien, nous sommes gagnants !

J’ai dû m’adapter au décalage horaire (-6h par rapport en France), ce n’était pas facile pour trouver le sommeil au début, mais ce qui est le plus difficile à vivre pour moi, c’est la distance avec mes proches. On se rend compte que tout nous manque avec les kilomètres : famille, amis, passions…

C’est mon ressenti sur le moment !

Pour ce qui est de la ville, Matane est une chouette petite ville ! Située au bord du Saint-Laurent elle offre un panorama idéal pour les promenades le long de la plage. Elle offre un coucher de soleil qui est l’un des plus beaux au monde ! Pour ce qui est des magasins, la ville offre une grande diversité avec des petits prix comme des plus grands. Le fromage et le vin sont très chers ici !

Le bar « la Fabrique » est un mythe de la ville et est réputé pour ses soirées festives dans le Bas-Saint-Laurent.

Effectivement, partir à l’étranger durant 6 mois ce n’est pas rien, je ne suis pas venu ici en tant que touriste donc ça change vraiment tout !

Pour conclure, et pour répondre à la question est-ce que j’aimerais travailler au Québec ? Pour le moment je ne me vois pas y rester mais pourquoi pas plus tard grâce à cette expérience qui n’est pas encore terminée aujourd’hui. En tout cas j’en sortirai plus grand et je serai certainement fier de mon parcours. C’est une aventure unique et j’ai rencontré des personnes qui ont le cœur sur la main. Forcément ça m’a touché. Je conseille dans tous les cas cette expérience aux étudiants qui hésitent encore, finalement 6 mois lorsque c’est terminé, ce n’est pas si long … »

Interviews de 4 étudiants en stage à l’Institut Polytechnique de Pontianak en Indonésie

Anthony, Nicolas, Édouard et Diego, 4 étudiants en 2ème année de DUT MMI vivent actuellement dans le quartier de Dempo en Indonésie.

Dans le cadre de leur formation, ils se sont installés là-bas depuis mars, pour y faire leur stage à l’Institut Polytechnique de Pontianak, la capitale de la province indonésienne de Kalimantan occidental.

Des changements de mode de vie avec la France ? « Oui effectivement nous avons dû apprendre à nous passer d’eau chaude pour nous laver, de l’eau courante, rouler à gauche et d’autres petites bricoles qui faisaient partie de notre quotidien français…

Ici par exemple, si vous comptez boire un café le matin avec des croissants, vous devrez les substituer une assiette de nouilles par du soja et du poulet !

L’appétit vient en mangeant, alors quoi de mieux qu’un « vrai » repas dès le matin pour se mettre en route vers POLNEP  (Politeknik Negeri Pontianak) ? »

Ainsi, commence leurs journées : les étudiants se rendent dans leur salle attribuée pour travailler en autonomie dès 8 h.

Dans celle-ci, aléas de la vie courante, la connexion internet n’est pas excellente, cela donne du fil à retordre à Anthony qui s’occupe de faire le site Internet du prochain évènement Infert 2018, dont notre mission est de le mettre en place.

  • Diego s’occupe de l’identité graphique de l’évènement, il a créé avec moi-même la charte graphique et le logo et il s’occupe maintenant de les utiliser sur d’autres supports !
  • Nicolas est davantage concentré sur la partie vidéo : à partir du logo, il en a fait un motion design et s’est occupé de monter les vidéos de l’an dernier !
  • Pour ma part, j’interviens plus dans la partie gestion de projet, j’ai créé le planning prévisionnel des tâches, et celui des différents tournages que nous allons devoir faire pour illustrer le tourisme dans la ville de Pontianak !
  • Édouard use de sa passion pour créer des musiques pour le sound-design des vidéos, et du motion-design. Il aide également Anthony avec Diego à faire le design du site.

Et moi j’aide Nicolas pour tourner et trouver les différentes places touristiques de Pontianak !

Nous travaillons finalement tous en collaboration.

 

Nous allons manger tous les midis à 11 h 30 à la cantine.

En effet, nous sommes libérés à cette heure-là : il y a beaucoup de musulmans et cela leur permet d’aller prier.

Les repas y sont bons, toujours accompagnés de riz (of course) et d’un thé glacé, mais le fromage, le vin et le pain nous manquent beaucoup !

 

Savez-vous d’ailleurs que les pontianaks sont des femmes mortes durant l’accouchement et qui cherchent à se venger en terrorisant les villages ?

Le terme est une contraction de l’expression indonésienne « perempuan mati beranak » qui signifie « celle qui est morte en couche ».

La ville est ainsi nommée car la créature passait pour y hanter les lieux et les premiers habitants.

D’après les Indonésiens, Pontianak n’est pas très touristique.

Les gens de Jakarta nous ont d’ailleurs rigolé au nez lorsque nous leur avons dit que nous allions à l’aéroport de Pontianak !

Nous avons tout de même trouvé de très belles choses à voir, comme aller à l’équateur monument ! C’est le monument de la ville qu’il ne faut pas rater ! Il marque le passage de l’équateur sur la ville, ainsi à cet endroit, au mois de septembre, vous êtes debout sur votre ombre !

Nous avons également visité « Aloe vera parc center », un parc de production naturelle d’aloe vera.

 

Les Indonésiens s’en servent pour faire le lidah boyah : la boisson originelle de Pontianak et des cosmétiques…

Il y a pleins de choses agréables à faire sous les 33 degrés (en moyenne) de Pontianak, comme faire du canoé sur Kapuas River, faire de longues marches et tendre la main pour attraper une banane…

 

C’est paradoxal de voir que le revenu mensuel des Indonésiens est pour beaucoup d’entre eux très peu élevé, et qu’ils sont très « branchés » sur les réseaux sociaux ! Beaucoup d’entre eux ont un Iphone, de plus on trouve facilement des mobiles stores un petit partout !

 

Je suis sûr qu’il nous reste encore plein d’autres choses à découvrir sur ce magnifique pays où l’on y respire la bonne humeur !

Le week-end prochain, nous allons aller à Lemukutan Ireland, une petite île paradisiaque où nous pourrons nager dans l’océan !

Nous avons également pour idée de partir à Bali après notre stage ! »

 

Que de beaux projets ! À bientôt pour votre retour en France.

 

__

Faire mon stage de fin d’études en Indonésie est pour moi une grande opportunité. J’ai découvert une nouvelle culture et appris à travailler avec des conditions différentes : chaleur, moyens techniques différents…

De nombreuses différences existent avec la France.

Notre stage nous permet de mettre en pratique les connaissances acquises lors de nos deux années en MMI, tout en apprenant à travailler en groupe en répartissant son temps grâce aux plannings que nous réalisons.

Notre séjour se passe très bien, car les Indonésiens savent recevoir et sont vraiment accueillants avec toujours la main sur le cœur dans toutes les actions qu’ils entreprennent. Il existe une réelle cohésion entre les différentes religions présentes dans le pays et ils vivent en sérénité en s’entraidant les uns les autres.

Ma passion pour le skateboard m’a permis de rencontrer un autre cercle que les étudiants de l’université où nous passons notre stage. Cela m’a permis de me plonger encore plus dans la vie locale de cette ville.

Ce voyage est pour moi une excellente expérience de vie. En rentrant en Europe, je verrai certainement la vie d’un autre œil, et je pense ne rien regretter.

Édouard


« Le voyage en tant que tel est formateur : découvrir une nouvelle culture et de nouvelles personnes est toujours exaltant. L’accueil qui nous a été réservé a été exemplaire. De plus, notre mission de stage correspond tout à fait à ce que l’on a appris à faire en DUT MMI.

Pour ma part, je m’occupe de la conception du site internet de l’évènement.

À côté de ça, toute une autre palette d’activités s’offre à nous, que ce soit sportif, culturel, humanitaire…

La ville est plutôt grande et il y a de quoi faire ! Ce qui nous a tous un peu surpris après quelques conversations, c’est que toutes les religions vivent en cohésion les unes avec les autres. Dans le groupe d’amis qui nous a accueillis, il y a de tout et tout le monde est sur le même pied d’égalité. Tout le monde partage ses différences et celles-ci sont accueillies chaleureusement. Il n’est pas rare de voir une mosquée, à côté d’une église, et d’un temple bouddhiste.

Il y a aussi beaucoup de sourires et de curiosité à notre égard, ce qui facilite les rencontres.

Tout se passe donc pour le mieux ! »

Anthony


« Avant de partir pour l’Indonésie, la préparation du visa a été très difficile à obtenir. Le personnel de l’ambassade n’était pas très coopératif avec un accueil plutôt froid. Heureusement que l’administration au sein de l’IUT de Saint-Dié nous a fort bien aidés jusqu’au bout.

Le périple commence à l’aéroport de Francfort, avec la compagnie Emirates Airlines, pour ma part. Le vol à destination de Jakarta avait une escale à Dubaï de 12 h. J’ai donc pu visiter en métro le Burj Khalifa ainsi que les malls (centres commerciaux) aux alentours.

Le soir même départ pour Jakarta, où m’attendaient mes camarades.

Arrivé à Jakarta, la chaleur humide pesait dès la sortie de l’avion. Je devais prendre un autre avion pour partir sur l’île de Bornéo et pour enfin découvrir Pontianak, ville dans laquelle nous allions effectuer notre stage.

Le bel accueil, le respect et le partage sont les valeurs que les Indonésiens ont dans la peau. Cela me rappelle fortement la Polynésie Française d’où je suis originaire. Je trouve qu’en métropole cela est très différent. Ils n’ont peut-être pas tous le confort que l’on a en France, mais au moins ils ont cette richesse du cœur, cette joie de vivre et ces sourires qui ensoleillent nos journées.

Avec peu d’argent ici, il est possible de passer un bon séjour, autant pour la nourriture que pour les sorties. Il suffit d’un rien pour être heureux.

À part le fait que ce sont des îliens et qu’ils prennent tout le temps qu’ils veulent, ce sont des personnes exceptionnelles, accueillantes, souriantes et respectueuses.

C’est une société cosmopolite où vivent en harmonie toutes religions confondues, que ce soit des musulmans, des chrétiens ou encore des bouddhistes.

C’est un bel exemple à suivre… »

Diego Teatiu


« Ce voyage en Indonésie est pour moi une expérience vraiment unique. D’un côté, le dépaysement est total, la culture, les lieux, le langage… Mais en même temps, il est très agréable de rencontrer des étudiants indonésiens et de se rendre compte, après quelques discussions, que ces derniers ont des centres d’intérêt et des ambitions similaires aux nôtres.

Les gens ici sont très ouverts d’esprit et la plupart des étudiants maîtrisent l’anglais.

Le stage consiste à réaliser un projet de communication pour un évènement qui a lieu tous les deux ans à POLNEP. Nous sommes 5 étudiants de MMI et notre mission est d’élaborer tous les supports de la communication externe pour ce projet international.

Infographie, web, audiovisuel… Tous les domaines étudiés en MMI, pendant les deux années passées, sont mis en pratique pour ce projet.

Le stage n’est qu’une partie du séjour, car nous avons également visité les environs. Les coffee shops sur pilotis, sur les rives de la rivière Kapuas, la grande mosquée, les plages de sable clair de Singkawang, le monument le plus marquant : l’emplacement de l’équateur…

L’Indonésie est un pays d’une grande richesse, et je pense qu’à l’issue de ce voyage, j’aurais acquis des choses aussi bien personnelles que professionnelles. »

Nicolas Gastaud


 

Préparation WorldSkills à l’IUT de Saint-Dié

Amaury BERTRAND et Melveen ANNE

Pour la 3ème fois consécutive, l’association WorldSkills France a fait appel à l’IUT de Saint-Dié qui est l’un des centres de formation labellisés (nommé Centre d’Excellence). L’établissement et plus particulièrement le département GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle), est reconnu pour l’implication de ses enseignants et son partenariat très fort avec l’entreprise Siemens.

Melveen ANNE, 1er au championnat de France et Amaury BERTRAND, 2ème au championnat de France, sont tous deux candidats potentiels pour les WORLDSKILLS INTERNATIONAL et sont inscrits dans la catégorie « Contrôle Industriel ».

Ils ont donc été naturellement conviés à un module de préparation technique à l’IUT. Ce stage leur a permis de se mettre à nouveau en compétition.

Le but est que l’expert puisse faire un choix entre les deux candidats potentiels (en accord avec les coachs de l’équipe de France des métiers).

Celui qui sera sélectionné  partira à ABU DHABI pour la Compétition Internationale avec plus de 40 pays représentés dans leur métier. Le choix sera rendu officiel le 2 mai.

Nous leur souhaitons bonne chance pour la suite …


Melveen ANNE 1er au championnat de France

« J’ai effectué 2 ans en formation continue et la 3ème en apprentissage  dans l’entreprise CEPIA de Flers où j’ai vraiment tout appris.
J’ai ensuite intégré un BTS en alternance dans l’entreprise Robert Bosch de Mondeville.
C
’est après que j’ai tenté ma chance aux WorldSkills. Je suis très fier d’en être arrivé là aujourd’hui ! »
Mini CV

  • BAC ELEEC – lycée Charles Tellier à Condé/Noireau
  • BTS Electrotechnique au Pôle formation des industries technologiques de Caen en alternance dans l’entreprise Robert Bosch de Mondeville.

 


Amaury BERTRAND 2ème au championnat de France

« Je me suis inscrit aux Olympiades des Métiers car le concept d’affronter des jeunes du même métier me plaisait. C’est mon professeur de Génie Electrique qui, au cours de ma première année de BTS, m’a proposé de m’inscrire.

À l’issue de la compétition régionale qui a eu lieu dans mon CFAI, j’ai été sélectionné pour les Nationales à Bordeaux. Je me suis ensuite beaucoup entraîné afin de me préparer pour cet autre challenge, pour lequel j’ai fini 2ème. » 
Mini CV

  • CAP PROELEC (Préparation et Réalisation d’Ouvrages ELECtriques) – CFA BTP 37 (AFORPROBA)
  • BEP Électrotechnique en même temps que ma première année de BAC PRO ELEEC (ELectricité Energie et Equipements Communicants) – CFAI Centre d’Amboise.
  • BTS Électrotechnique – CFAI Centre d’Amboise.