Interview Valere Brable – étudiant en DUT Informatique

Structure et formation

Arrivé en janvier, j’ai passé un semestre au cégep de Matane, au Québec, où j’ai fait mon 4è semestre et mon stage du DUT informatique. Parmi les cours, on avait notamment deux gros projets : la création d’un site web, et celle d’un jeu avec une architecture client-serveur. Le cégep est bien équipé et compte plusieurs laboratoires informatiques accessibles à toute heure. Les logements se trouvent sur place, ce qui évite de sortir par -20°C pour aller en cours en hiver.
A savoir que j’ai décidé de revenir à Matane à la rentrée pour valider le DEC, le diplôme québecois.

Différences culturelles

Les gens sont plus ouverts. Ici, le tutoiement est de vigueur avec les professeurs et le personnel administratif. D’ailleurs, les profs sont très accessibles : il nous est arrivé une fois ou deux qu’un prof nous aide jusqu’au milieu de la nuit sur un projet. Mis à part ça, les cultures nord-américaines et européennes sont très proches. Qui plus est, le cégep accueille énormément d’étudiants français (environ 30 % des effectifs), donc on n’est pas dépaysé.
La ville située à 7h de bus de Montréal, Matane est une charmante petite ville de 14000 habitants, réputée pour ses crevettes, située au bord du fleuve Saint-Laurent et entourée par la verdoyante nature de la Gaspésie. La ville est assez étalée, ce qui oblige la plupart du temps à se déplacer en taxi. Pour ceux à qui marcher dans la neige ne fait pas peur, l’épicerie n’est qu’à 30 minutes de marche du cégep.

Les activités

Le cégep organise régulièrement des sorties au ski, à des matchs de hockey, des randonnées, des soirées… Le cégep compte aussi plusieurs équipes sportives dans lesquelles il est possible de s’inscrire. Il y a plein d’activités à faire en hiver, de la sortie en motoneige à l’initiation au curling, même si la distance est souvent un obstacle pour se rendre à ces activités quand on n’a pas de voiture.

La distance avec la famille est-elle un peu difficile à vivre ?

Avec mes parents qui vivent à Mayotte et des frères et sœurs en Guyane, où j’ai moi-même passé 3 ans, j’étais déjà habitué à vivre loin de ma famille et de chez moi.

Vous verriez-vous travailler là bas ?

J’ai toujours été attiré par le Canada, donc c’était mon idée de départ : obtenir le DEC et y rester pour travailler. Cette expérience m’a conforté dans mon choix. En fait, je me plais tellement que je ne vais même pas rentrer en France cet été : après le stage, je suis parti pour un grand voyage à travers le Canada.

Quelle conclusion pouvez-vous en tirer ?

Je pense que ce partenariat avec le cégep de Matane est une opportunité unique de découvrir un pays chaleureux et de vivre un chouette séjour d’études à l’étranger, dans un cadre idyllique. Le Canada est un pays qui a tout pour plaire, aussi je ne peux que chaudement le recommander.